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Rue Allenby, un Vrai Quartier


La rue Allenby est morose en ce vendredi matin du 29 janvier. Les rideaux de fer de presque tous les magasins sont baissés. Restent ouverts quelques bijoutiers téméraires, des vendeurs de chaussures à la sauvette et des boulangeries où les pains de Shabbat se vendent comme des… petits pains. La circulation est tristement fluide. A hauteur du SHouk Hacarmel-Allenby, sur la place Maguen David, à l'embranchement de la rue Nahalat Benyamin, on n'entend plus les rengaines des chanteurs de rue, les harangueurs politiques, ni même Yehouda César, le célèbre guitariste yéménite, confinement oblige.

La fièvre, la ferveur plutôt, du vendredi matin a disparu. Le général britannique Allenby aurait-il aimé ce que sa rue est devenue. Mais au fait qui était donc ce General qui aurait changé, selon beaucoup d'historiens, la face du Moyen Orient, il y a cent ans.


J'ai cherché vainement le lien qui unissait cette rue à celui qui lui a donné ce nom. Rien, pas grand chose, sinon la prise militaire de la ville de Jaffa en 1917 car Edmund Allenby, ce fut surtout Jérusalem. En effet, en octobre 1917, Allenby prendre le commandement anglais en Egypte, chargé de récupérer Jérusalem aux Turcs. Il est dit bienveillant envers ses soldats et reconnu pour ses talents tactiques et d'organisateur.

Dés octobre 1918, le général Allenby divise les régions syro-palestiniennes occupées : La Palestine devient britannique, la zone entre Damas et Alexandrette est sous contrôle arabe, le littoral beyrouthin devient zone française.

Alors que chaque entité, française, britannique, arabe essaye d'établir sur les ancienne provinces ottomanes son autorité, le Général Allenby demeure l'autorité suprême des zones établies, y établissant un régime d'occupation militaire, situation qui dure jusqu'à la répartition des provinces arabes, entérinée à la Conférence de Versailles en 1919.

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Par André Darmon


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